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Monument aux morts · Thiers

Monument aux morts

1ère moitié 20e siècle · inscrit MH

Ce qu’il faut savoir

Type
Monument aux morts
Époque
1ère moitié 20e siècle
Protection
2019/04/10 : inscrit MH
Statut
Propriété de la commune
Localisation
square des Grammonts, Thiers

Son histoire

"L'escalier précédait la construction du monument dont la composition d'ensemble intègre donc les trois volées doubles d'un escalier rampe sur rampe. Les murs d'échiffre ont été retravaillés à cette occasion et accueillent des inscriptions relatives aux zones géographiques des combats. Sur un socle élevé en béton de chaux hydraulique s'élève le monument en maçonnerie de pierre de taille finement bouchardée. La partie principale s'avance telle un avant-corps constitué par un mur scandé de sept travées encadrées par des pilastres et flanqué de faisceaux de lances obliques. Ces travées contiennent les noms des 500 soldats tombés au champ d'honneur. L'entablement est constitué d'un massif cantonné de deux parallélépipèdes ornés de couronnes de lauriers et dont le fronton triangulaire tronqué est sommé d'un coq. Cet entablement contient en lettres d'or la dédicace et les dates du conflit. La partie centrale s'intègre aux premières volées convergentes par des bas-reliefs sculptés dans un calcaire blanc : une paysanne agenouillée avec ses récoltes et cachant son visage dans sa main, et un ouvrier avec ses outils, joignant les mains en prière. Au centre et en ressaut se détachent les deux héros nationaux ici célébrés, le héros gaulois et celui de 14-18 juchés sur un haut piédestal réalisé en pierre de Lens. Le poilu pose doucement la tête sur l'épaule du Gaulois, peut-être Vercingétorix, qui lui prend la main et fait un pas en avant dans une attitude de noblesse et de dignité. En remettant le monument en perspective, on constate que la place supérieure joue également un rôle dans l'orchestration générale, avec ses rangées d'arbres offrant un couronnement, sorte d'attique paysager. Ainsi, un double mouvement se noue entre le monument, qui devient partie prenante de l'urbain, et l'aménagement de la place qui prend une ampleur monumentale. Gabriel Deroure et Joanny Durand sont les concepteurs du monument. Joanny Durand (1886-1955) est né à Boën (Loire) en 1886. Élève de l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris en 1910, il est blessé dès le début des combats. Réformé, il est envoyé en convalescence à Coutances, dans la Manche. Se remettant progressivement à son activité de sculpteur, il réalise onze monuments aux morts dans son département natal dans lesquels il convoque des figures nationales récurrentes. Ainsi du chevalier médiéval en armure ou du Gaulois (monument de Sail-sous-Couzan, Lycée Claude-Fauriel à St-Etienne, Boën, Saint-Julien d'Oddes). On relève une inspiration iconographique similaire dans le programme du monument de Boën-sur-Lignon (hors cimetière), où, de nouveau, un gaulois et un poilu figurent côte-à-côte."

Texte de la source, repris sans retouche.

Sources

Ministère de la Culture — base Mérimée (Licence Ouverte 2.0) · notice officielle

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