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Église · Bertignat

Église Saint-Prix

4e quart 15e siècle · 16e siècle · classé MH ; 1987/10/30 : inscrit MH

Ce qu’il faut savoir

Type
Église
Époque
4e quart 15e siècle · 16e siècle
Protection
1964/11/23 : classé MH ; 1987/10/30 : inscrit MH
Statut
Propriété de la commune
Localisation
Bertignat
Catégorie
Patrimoine religieux

Son histoire

La cure de Bertignat était investie, avant 1789, de l'archiprêtée du Livradois qui comprenait l'abbaye de la Chaise-Dieu, les monastères de Blorat et Chaumont, vingt-sept prieurés, cinquante cinq cures ou vicairies, deux hôpitaux, huit chapelles, une maladrerie et plusieurs oratoires. Cette église présente un plan orienté comprenant un massif occidental à une travée surmontée d'un clocher, une nef à deux travées s'ouvrant sur des bas-côtés, et un choeur à une travée à laquelle fait suite une abside polygonale à cinq pans. L'ensemble est voûté d'ogives, avec doubleaux jumelés. Remplages flamboyants. £Les fonds baptismaux se composent d'une niche abritant deux cuves circulaires, abritée sous un arc surbaissé reçu sur des montants. Une feuillure est creusée dans le cadre pour recevoir les deux portes du placard. Le long des montants font saillie des colonnettes engagées, à spires, posées à hauteur des cuves, sur des bases polygonales hissées sur des socles dont les angles présentent de petits motifs prismatiques. Ces colonnettes sont surmontées, au niveau de l'arc de la niche, d'un pan incliné sur lequel est sculpté en bas-relief un écu à gauche, un masque humain à droite. Au-dessus s'élève un pinacle à crochets. L'arc de la niche est surmonté d'un boudin en accolade au-dessus duquel sont sculptés de larges feuillages découpés, de part et d'autre de la pointe de cette accolade, qu'un court élément prismatique sépare de la large base polygonale.£La croix conservée dans la chapelle sud a dû être longuement exposée à l'extérieur d'après l'usure du granit. Montant à base renflée et bras cylindriques décorés de boutons arrondis. Les extrémités sont décorées d'un large bouton chargeant la tranche, d'où rayonnent quatre fleurons épanouis. Sur une face le Christ crucifié présente une tête au visage barbu, penchée sur la droite, encadrée de longs cheveux retombant sur les épaules. Sur la partie supérieure, une banderolle est posée en biais, portant en caractères gothiques l'inscription INRI. Sur la face opposée, une Vierge à l'Enfant.£Cet édifice est un bon exemple de gothique auvergnat. Restauré en 1835.

Texte de la source, repris sans retouche.

Sources

Ministère de la Culture — base Mérimée (Licence Ouverte 2.0) · notice officielle

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